Ah, le week-end…Adieu collègues, dossiers interminables, réunions soporifiques, chefs sur qui on a eu envie toute la semaine de lancer une chaise de bureau! Fini tout ça, jusqu’à dans des
dizaines et dizaines d’heures!
Le week-end…le seul moment où l’on peut se gaver de programmes télés sans remords,
sans se dire « déjà cette heure là? Faudrait peut-être que j’aille bosser ! ». Les deux seuls malheureux jours où peu importe si l’on est incapable de trouver le bouton
veille de la télécommande, ou si la fonction sleep nous surprend les yeux toujours ouverts. Non, le week-end est le moment idéal… Mais encore faut-il avoir quelquechose à regarder. Avec
le câble, il y a toujours « quelquechose ». Mais la quantité ne veut pas forcément dire la qualité.
Pour tout dire, depuis que je suis levée et que je vaque à toutes ces choses que j’ai
repoussées au week-end dans mon appartement, la télévision me berce en fond sonore.
Du nouveau? Pas vraiment… Juste les choses habituelles. Les infos, classique. Des
clips, sauf qu’à partir d’un certain moment ce sont les mêmes qui reviennent. Du téléachat…tiens! Cet épilateur dernier cri se vend encore?
Pause thé, je me pose. Mon téléphone sonne. D’un œil je regarde le programme. Sur une
chaîne, l’éternelle rediffusion d’un film dont on ne peut pas louper un des épisodes même en faisant le tour du monde, tellement ils les font tourner en boucle plusieurs fois par
semaine.
Sur une autre, des émissions qui existent depuis une décennie et qui tiennent encore
(à quoi, telle est la question). D’ailleurs…Charly et Lulu font toujours de la télé? Tout a changé autour d’eux, même le concept. Tout a changé, sauf eux… Allez savoir si la Métropole Six a pris
là une bonne décision! Sur la première, les anciens pensionnaires d’un château testent la profondeur
de leur culture, à coup de questions d’une importance capitale « combien de femmes écoutent en boucle la même chanson d’amour après avoir rompu ? ». Je craque. Snap,
zap.
Tiens, sur la sixième maintenant, on relooke une pauvre téléspectatrice qui aurait
mieux fait de s’abstenir plutôt que de postuler…à coup de fringues improbables.
Bon, j’arrête de faire la difficile. Il faut de tout pour faire un monde télévisuel.
Même moi, chacun s’en apercevra, peut avoir des goûts plutôt particuliers. Pas de sectarisme, du populaire comme de l’intellect ou du pseudo cérébral.
Non, ce matin, c’est juste que rien ne me dit. Alors je me décide, et je sors. Il fait
beau. Et je sais que quand je reviendrai, rien n’aura vraiment changé…et y aura même des petites séries u.s. sympathiques pour satisfaire la téléphage que je
suis!
Et demain, dimanche? Un coup d’œil sur le programme…Euh…Finalement, le dimanche, ça
peut être no tv aussi…
Télévisuellement vôtre,
Bon week-end!